La loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février 2026, a modifié le taux du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), plus connu sous le nom de « flat tax ». Ce taux global passe de 30 % à 31,4 %, une hausse qui peut sembler modeste mais dont les effets sont bien réels pour les dirigeants de TPE et PME qui utilisent les dividendes comme levier de rémunération. Chez MDL Expertise, à Chazelles-sur-Lyon (Loire), nous accompagnons chaque année des gérants de SASU, d’EURL et d’autres structures dans l’optimisation de leur rémunération. Voici ce qu’il faut savoir pour adapter votre stratégie.
Qu’est-ce qui a changé exactement ?
La flat tax repose sur deux composantes : une part fiscale (impôt sur le revenu) et une part sociale (prélèvements sociaux). Seule la composante sociale augmente : elle passe de 17,2 % à 18,6 %, portant le taux global à 31,4 %. La part fiscale, elle, reste stable à 12,8 %.
Concrètement, pour 10 000 € de dividendes distribués, le prélèvement passe de 3 000 € à 3 140 €, soit 140 € supplémentaires par tranche de 10 000 €. Selon les volumes distribués, l’addition peut rapidement devenir significative.
Ce que ça change selon votre structure
Pour un dirigeant de SASU : L’IS au taux réduit (15 %) s’applique d’abord sur les bénéfices, puis la flat tax frappe le solde distribué. Sur 100 € de bénéfice brut, après IS à 15 %, il reste 85 € à distribuer. La flat tax à 31,4 % représente alors 26,69 €, soit une pression fiscale et sociale globale d’environ 41,7 % sur le bénéfice avant IS.
Pour un gérant d’EURL à l’IS : La mécanique est identique. La hausse de 1,4 point s’intègre dans le calcul global de la stratégie salaire/dividendes.
Pour ceux qui optent pour le barème progressif : Si votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI) est de 0 % ou 11 %, le barème progressif avec abattement de 40 % sur les dividendes peut s’avérer plus favorable que la flat tax. Cette option reste possible à chaque déclaration de revenus et mérite d’être simulée.
Quelles pistes pour optimiser votre rémunération ?
Face à cette évolution, plusieurs leviers méritent d’être étudiés avec votre expert-comptable :
- Revaloriser la part salariale pour lisser l’imposition sur une base connue et maîtrisée
- Recourir à l’épargne salariale (PEE, PER collectif) dont les abondements patronaux restent exonérés de charges sociales dans certaines limites
- Piloter le timing des distributions en fonction du résultat, de la trésorerie et de vos revenus globaux de l’année
- Comparer PFU vs barème progressif chaque année, en tenant compte de l’ensemble de vos revenus
Il n’existe pas de stratégie universelle. L’arbitrage optimal dépend de votre structure juridique, de vos revenus personnels, de votre situation patrimoniale et de vos projets. C’est précisément pour cela qu’un point annuel avec votre expert-comptable est indispensable.
Un signal pour revoir votre stratégie de rémunération annuellement
La modification de la flat tax est un rappel utile : la stratégie de rémunération d’un dirigeant n’est pas figée. Elle doit être révisée chaque année, à la lumière des résultats de l’entreprise, des évolutions fiscales et de votre situation personnelle.
Chez MDL Expertise, cabinet expert-comptable basé à Chazelles-sur-Lyon (Loire), nous accompagnons les dirigeants de TPE et PME d’Auvergne-Rhône-Alpes dans ces réflexions : revue de la structure de rémunération, simulation PFU vs barème progressif, optimisation de la charge fiscale globale. Le rendez-vous bilan annuel est le moment idéal pour ajuster le cap.
Vous avez des questions sur la flat tax et vos dividendes ? L’équipe MDL Expertise, à Chazelles-sur-Lyon (Loire), vous accompagne pour simuler l’impact sur votre situation et choisir la meilleure stratégie de rémunération dirigeant. Prenez rendez-vous : contactez-nous.