Vous envisagez de lancer votre activité en micro-entreprise ? Une évolution importante est entrée en vigueur le 1er juillet 2026 et modifie directement le coup de pouce dont vous pouvez bénéficier au démarrage. L’ACRE, l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise, voit son exonération de cotisations sociales fortement réduite. Chez MDL Expertise, à Chazelles-sur-Lyon, nous accompagnons chaque semaine des créateurs de la Loire : voici ce qu’il faut retenir concrètement.
Ce qui change au 1er juillet 2026
Jusqu’à présent, un micro-entrepreneur éligible à l’ACRE bénéficiait d’une exonération de 50 % de ses cotisations sociales pendant les premiers trimestres d’activité. Depuis le 1er juillet 2026, ce taux d’exonération est ramené à 25 %.
Autrement dit, un créateur qui démarre son activité après cette date règle désormais 75 % des cotisations sociales habituelles, contre 50 % auparavant. L’allègement est donc divisé par deux. Pour une activité de prestation de services, cela représente une hausse sensible du taux de cotisations appliqué au chiffre d’affaires dès les premiers mois.
Un point d’attention sur la date : c’est la date de début d’activité qui détermine le taux applicable. Les micro-entreprises créées jusqu’au 30 juin 2026 conservent l’exonération à 50 %. Celles qui démarrent à compter du 1er juillet 2026 relèvent du nouveau taux de 25 %.
Une durée d’exonération inchangée
La bonne nouvelle, c’est que la durée du dispositif ne change pas. Pour un micro-entrepreneur, l’exonération ACRE s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit la date de début d’activité. Seul le niveau de l’avantage évolue, pas sa période d’application.
La demande d’ACRE reste obligatoire
Il est essentiel de le rappeler : la demande d’ACRE n’est pas automatique pour les micro-entrepreneurs. Elle doit être formulée expressément auprès de l’URSSAF, dans un délai de 60 jours suivant le début d’activité, accompagnée des justificatifs demandés.
Un oubli de cette démarche, ou un dépôt hors délai, prive purement et simplement le créateur de l’aide, même s’il en remplit toutes les conditions. C’est un point sur lequel nous sommes particulièrement vigilants lors de l’accompagnement à la création.
Quel impact pour votre projet dans la Loire ?
Cette réforme ne remet pas en cause l’intérêt de créer, mais elle change le calcul de rentabilité des premiers mois. Un plan de trésorerie de démarrage doit désormais intégrer un niveau de cotisations plus élevé qu’auparavant. Pour un artisan, un commerçant ou un prestataire qui se lance, mieux vaut anticiper cette charge dès le prévisionnel.
C’est aussi l’occasion de se poser la bonne question de fond : la micro-entreprise est-elle le régime le plus adapté à votre projet, ou une société (SASU, EURL) serait-elle plus pertinente compte tenu de vos revenus attendus et de vos besoins de protection sociale ? Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de votre situation.
Cette évolution réglementaire vous concerne ? L’équipe MDL Expertise, à Chazelles-sur-Lyon (Loire), analyse avec vous l’impact de la réforme ACRE sur votre projet de création et vous aide à sécuriser votre demande auprès de l’URSSAF. Prenez rendez-vous : contactez-nous.